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 Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza]

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★ Situation amoureuse : Officiellement, son histoire avec William est terminée, depuis peu. Officieusement, ne perdez pas votre temps, elle est déjà prise par un crétin d'Australien (mais c'est le sien, alors ça compense !)

MessageSujet: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Ven 29 Juin - 1:37

Bob & Eliza

Vacances : Période plus ou moins longue pendant laquelle une personne cesse toute activité professionnelle pour se reposer, se détendre. Voici une définition du mot « vacances ». Comme tout le monde le sait, c’est sensé être une agréable coupure, dans sa routine et dans son boulot. Il arrive, cependant, que ça soit loin d’être aussi relaxant que prévu, et ça, Eliza en savait quelque chose. Elle était partie en vacances avec William, comme prévu. Avec une semaine d’avance, sur le planning, cela dit. L’Anglais avait bien remarqué que sa petite-amie n’allait pas très bien, notamment suite à la soirée d’anniversaire de Jake, et après son étrange conversation avec Bob, dans la chambre où avaient été déposés les manteaux des convives. William savait que les deux Australiens étaient embrouillés, même si la blonde n’avait pas expliqué ce qui les opposaient de la sorte. La jeune femme prétendait que ça n’était pas grand-chose, qu’une embrouille idiote, mais l’Anglais avait bien remarqué que ça la rongeait, et que ça avait empiré, suite à leur entrevue, chez Jake. Voulant rendre un franc sourire à l’Australienne, il lui avait alors proposé d’avancer leur départ, pour leurs vacances en amoureux. Et s’il aurait été préférable que la blonde refuse, elle n’avait eu le cœur de le faire. Il faut dire qu’il l’avait pris au dépourvu, lançant son idée une poignée de secondes après que Bob ait prouvé, une fois encore, à quel point il pouvait être doué pour mettre un bordel monstre dans sa tête. Rien qu’avec un baiser, saupoudré d’énigmatiques paroles, l’actrice avait vu son cerveau se mettre en arrêt complet. N’agissant que par automatisme, elle s’était alors contentée de hocher la tête, acceptant la suggestion de William, qu’elle n’avait pas véritablement entendue, trop occupée qu’elle était à tenter de trouver du sens aux dernières minutes qu’elle avait passé en compagnie de son compatriote. Durant ces vacances tant attendues, elle avait fait de son mieux pour se concentrer sur les activités faites avec William, et surtout, sur son petit-ami. En dépit de ses efforts, ses pensées se perdaient souvent du côté d’un Australien qui la mettait dans des états pas possibles, en se montrant aussi indéchiffrable, alors qu’elle le connaissait depuis longtemps, et s’était targué, à une époque, de le comprendre d’un seul regard. Elle aurait pu prendre son portable pour tenter de l’appeler, ou de lui envoyer un message, ou lui envoyer un mail, ou essayer de le contacter par Skype. Elle avait une tonne de possibilités pour le joindre, et s’échiner à obtenir des explications, le fin mot de l’histoire sur le baiser qu’il lui avait donné, et son Si c'était ce que je voulais j'aurais sauté sur la première fille facile du coin. Et crois-moi ce n'est pas toi., qui ne cessait de tourner en boucle dans son esprit. Ca l’obsédait, littéralement, et presque autant que ce maudit baiser. Et ça revenait à son esprit, en permanence, notamment dans les pires moments qui soit : en train de se balader main dans la main avec son mec, alors que Will l’embrassait (elle en était à comparer les baiser des deux hommes, tout de même !), ou encore quand ils se retrouvaient au lit (et oui, bien entendu, comme si ça n’était pas assez, elle avait du mal à s’empêcher d’imaginer qu’elle était avec Bob et non Will, et pire : de regretter que ça ne soit pas le cas.). On pouvait donc dire, sans risque de se tromper, qu’Eliza était en train de devenir folle, et ne profitait pas de ses vacances. Et ça, William n’avait pas tardé à le remarquer, attentif qu’il était aux faits et gestes de l’Australienne dont il était amoureux. Parce qu’il était adorable, ne souhaitant que le bonheur de celle-ci, il avait émis l’idée qu’ils rentrent. Ainsi donc, au lieu des 2 semaines qu’ils devaient passer ensemble (incluant leur semaine prise par avance !), ils n’étaient resté qu’une dizaine de jours, avant qu’Eliza ne finisse par accepter ce retour anticipé. Cela l’avait gênée, bien entendu. Mais bien évidemment, William l’avait rassuré, lui disant qu’il la comprenait, sentant bien que c’était à cause de Bob, naïvement persuadé que sa blonde se faisait uniquement du souci pour une amitié qui semblait en difficultés.

Eliza se maudissait, s’insultait de tous les noms, alors que, rentrée depuis moins de 48 heures, elle était en route pour voir Bob. Elle voulait se confronter à son partenaire à l’écran, crever ce putain d’abcès qui paraissait ne faire qu’empirer à chacune de leurs conversations. Elle voulait lui parler, savoir ce qu’il en était, alors qu’elle avait un petit-ami adorable. William était réellement mignon, physiquement comme mentalement. Elle en avait conscience. Bordel, elle n’était pas aveugle, et avait cruellement conscience qu’il était attirant. Tout comme elle savait qu’il était prévenant, et patient. Et la patience, avec Eliza, qui était complètement perdue, sentimentalement parlant, depuis des mois, c’était une qualité primordiale à avoir. William était drôle aussi. Intelligent également. Les deux adoraient jouer de la guitare et chanter ensemble. Et pourtant, ça n’était pas suffisant pour Eliza. Non, quand elle le regardait, quand elle lui parlait, quand elle était dans ses bras, quand leurs lèvres se rencontraient, quand leurs corps ne faisaient qu’un, une pensée récurrente venait foutre le bordel régulièrement dans son esprit : Pourquoi n’es-tu pas Bob ? Là, ça serait parfait ! Ce qui la faisait encore plus culpabiliser, par rapport à William, la mettait encore plus en rogne, par rapport au mutisme de Bob, et augmentait son dégoût, contre sa propre personne, pour en être à utiliser ainsi William comme une sorte de pansement face aux dégâts que Bob n’avait de cesse d’engendrer sur son cœur.

Cela faisait déjà 5 minutes qu’elle était arrivé chez Bob. Cinq minutes qu’elle était tétanisée, dans sa voiture, incapable d’en sortir, ne sachant ce qui pourrait se passer, quand elle lui fera enfin face. La peur, sourde et violente, que les choses ne fassent qu’empirer, la clouait sur place. Elle ne voulait pas le perdre, elle ne s’en sentait pas la force, et pourtant, ça ne paraissait qu’inéluctable, à chacune de leurs discussions, ces derniers mois. Il est certain que si elle avait su comment Bob avait occupé ses derniers jours, elle n’aurait même pas cherché à le revoir, ni à lui reparler. Il avait quand même osé s’envoyer en l’air avec la meilleure amie d’Eliza : Lindsey. Une nouvelle qui risquera de la faire dérailler, quand elle l’apprendra, anéantira très certainement son amitié avec la jeune femme, et lui fera voir d’un œil peu reluisant l’Australien. Pour l’instant, elle ignorait cela, et nul ne peut dire si c’était mieux ou pas. Son regard se posa sur son mobile, qui était resté tristement silencieux, concernant Bob. Si elle, elle n’avait pas tenté de le joindre, lui n’avait pas pris non plus cette initiative. Et c’était cette pensée, le fait qu’il n’avait rien fait non plus, qui la motiva enfin à sortir de sa voiture. Elle avait toujours la trouille, plus encore que quand elle s’apprêtait à passer des auditions, mais elle parvint à se diriger vers la porte. Elle ignorait si Arryn était présente ou pas, croisant les doigts pour que ça ne soit pas le cas, sachant que sa résolution fonderait alors comme neige au soleil, si elle se retrouvait face à la copine de Bob. Encore une chose pour laquelle l’actrice se détestait aussi intensément, ces derniers mois : elle convoitait le gars d’une autre. Pire : elle en était amoureuse. C’était digne d’un livre pour ados, tout ça ! Prenant une profonde inspiration, se mordillant la lèvre, la blonde puisa en elle l’énergie nécessaire pour enfin toquer contre la porte. Un geste anodin, qui lui coûta pourtant une énergie monstre, comme si elle venait de courir un marathon ! Le cœur battant à tout rompre, les jambes plus que chancelantes, elle attendait qu’on vienne enfin lui ouvrir. Contre elle, elle serrait vivement un paquet cadeau, n’ayant pu s’empêcher d’acheter une bricole pour Bob, durant ses vacances. Une habitude qu’elle avait prise assez tôt après avoir sympathisé avec lui. Il faut noter qu’Eliza était plutôt généreuse, et aimait à faire des petits plaisirs aux gens qu’elle appréciait. Alors les petits achats effectués pour sa famille ou ses amis proches, durant ses vacances, c’était habituel, de sa part. Cependant, cette fois, elle n’avait pas réellement prévu de faire un tel achat, ça c’était juste imposé en elle, dans la boutique : ça paraissait parfait pour Bob. Et c’était presque sans réfléchir qu’elle l’avait donc acheté.

Son cœur se mit à battre plus vivement encore, quand elle entendit enfin du bruit, de l’autre côté de la porte. « Hey ! », dit-elle, avec un sourire plus rassuré qu’elle ne l’était en réalité, quand Bob lui ouvrit enfin la porte. « J’ai un truc pour toi ! », lança-t-elle aussi tôt, comme si elle craignait qu’il ne lui claque la porte au nez. Et à dire vrai, elle avait peur de cela. Et la moue que Bob fit en la voyant n’était pas pour la rassurer, bien au contraire : il ne semblait pas vraiment content de la voir sur son palier. Le sourire de l’Australienne se dissipa rapidement, alors qu’elle se préparait à un nouveau round, voire le dernier, celui qui détruirait leur relation, une fois pour toute. Cependant, elle ne partirait pas d’ici avant d’avoir pu mettre les choses au clair. Sinon, sa santé mentale ne survivrait pas, elle le savait ! Néanmoins, elle se doutait que ça ne serait pas facile, si Bob était d’une humeur de chien. La peur revient en elle, tâchant de prendre le pas sur sa résolution. Voilà, elle n’était face à Bob que depuis une poignée de secondes, que c’était déjà le bordel, dans son esprit…. Ca ne laissait rien présager de bon, loin s’en faut, même ! Elle ouvrit la bouche pour prendre la parole, tenter de prendre les devants face à une éventuelle pique acerbe du brun, mais elle n'en eut pas le temps...

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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Ven 29 Juin - 11:23

L'Australien vivait au rythme d'une vie de jet-setter. Sans arrêt en soirée, il cherchait le bonheur dans toutes les distractions à portée de main. Tout était bon pour cesser de penser à cette blonde qui lui avait ravi le coeur pour mieux le broyer la dernière fois qu'ils se sont vus et disputés, deux semaines auparavant. Elle était amoureuse d'un autre homme - du moins c'est ce qu'il croyait dur comme fer. Et d'autant plus après être tombé sur les belles photos d'Instagram de William où le charmant couple coulait des jours heureux. Il n'avait pas fait exprès de tomber dessus, c'était tout simplement apparu dans son fil d'actualité. Enfin, il avait saisi : il fallait qu'il passe à autre chose. Et même s'il ressentait toujours une jalousie maladive et un dégoût viscéral vis-à-vis de la situation, il se forçait à croire qu'il s'en fichait comme de l'an quarante.


C'était l'après-midi lorsqu'il sortit de la douche, vêtu d'une très modeste serviette blanche nouée autour de la taille. Arryn n'avait qu'une envie : la lui enlever, pour mieux s'engouffrer tous les deux dans l'habitacle encore chaud qu'ils venaient tout juste de quitter, pour faire un peu plus que se passer du savon sur le dos. Il était parti à Cuba trois jours, il lui avait manqué. Si elle savait qu'il l'avait trompée là-bas, nul doute qu'elle pèterait un plomb avec une rage folle dont elle-seule avait le secret. Mais pour une fois, il était parvenu à la rassurer. Ces derniers temps, il se montrait plus accessible, plus affectueux, il l'embrassait davantage. Et elle y voyait là la marque d'un amour sincère. Alors qu'en vérité, c'était la preuve du je m'en foutisme complet de son mec. Depuis deux semaines, il se laissait porter par ses bas instincts de primate, couchant à droite à gauche, sans se soucier des conséquences. Ce qui, quelque part, l'aide à aller mieux. Après tous ces mois de douleur, et de pression psychologique, il allait mieux. Le fait de se dire qu'il n'a aucune chance avec Eliza lui permet d'avancer, l'air de rien. " Tu sais ce que j'ai envie de faire de ta serviette mon Bobbinou ? " interrogea Arryn, un air aguicheur dans ses belles prunelles brunes. Il esquisse un sourire très coopératif. Prêt à l'embrasser. Le fait qu'il soit présent et disponible l'a rendue plus douce avec lui. Bien sûr ce n'est qu'une question de temps avant que son instabilité reprenne le dessus. Mais c'est déjà un peu plus facile à gérer de ce côté-là. Quand quelqu'un toqua à la porte, les deux acteurs froncèrent les sourcils en même temps. " Tu attends quelqu'un ? " ils avaient posé la question ensemble, mais pas vraiment sur le même ton. L'un étant clairement jaloux, alors que l'autre n'était empreint que d'étonnement. C'est ça d'être avec une personne pendant plusieurs années, certains tics de langage finissent par déteindre sur l'autre. " Je vais ouvrir. " lança Bob, tout de même curieux et souriant. Arryn sembla quant à elle, inquiète. L'Australien se fichait d'apparaître vétu que d'une simple serviette autour de la taille, il n'y pensait pas vraiment sur le coup. Et d'autant plus lorsqu'il découvrit qui se trouvait derrière la porte. Eliza. Elle semblait... heureuse, souriante. L'acteur ne comprenait pas. " Qu'est-ce que tu fais chez moi ? " on a vu plus hospitalier. Mais en même temps, n'avait-elle pas affirmé qu'il était préférable pour eux de ne plus se parler en dehors des obligations ? Elle lui apprit qu'elle avait un "truc" pour lui. Ses sourcils, à nouveau, se froncèrent. A quoi jouait-elle ? Ne se rappelait-elle pas leur dispute ? Ils n'étaient pas en bon terme tous les deux. Loin de là. Alors à quoi jouait-elle bon sang ? Si c'était en plus pour qu'elle lui raconte à quel point elle avait passé d'excellentes vacances auprès de William, il préférait qu'elle s'en aille, et le plus vite serait le mieux. Alors qu'il avait fait tant de progrès sur le chemin de la guérison, la revoir ravivait le feu de ses sentiments et les brûlures associées. Il fallait qu'elle quitte cette entrée. C'était malheureux à dire, mais sa partenaire à l'écran était devenue toxique pour lui. Bob le sentait frémir de partout : ce sentiment inextinguible qu'il ressentait envers l'Australienne en croisant ses yeux clair, ce poison qui le bouffait de l'intérieur. " Oh Eliza ! " pris dans le tourbillon de ses émotions Bob n'avait même pas fait attention au fait qu'Arryn n'avait pas résisté à venir voir qui venait perturber leur moment ensemble, il aurait dû s'en douter. Comme pour marquer son territoire, elle plaça ses griffes tout autour de Bob qui ne put que se raidir à ce contact possessif et curieusement déplacé devant l'Australienne. " Tes vacances avec Will se sont bien passées ? Vous ne deviez pas rester plus longtemps ? " interrogea la brune, avec le sourire, tandis qu'à nouveau l'Australien fronça les sourcils. Plus longtemps ? Ils avaient abrégé leurs vacances ? Pourquoi ? Oh et puis c'était peu probable que ce soit à cause de lui. Pourquoi s'en soucier ? Elle ne voulait pas de lui et elle aimait William. C'était très clair et c'était les seules choses qui importaient. Le regard froid de Bob ne quittait pas celui d'Eliza. Il ne décrochait pas un sourire, au grand plaisir d'Arryn qui constatait qu'ils ne s'entendaient plus aussi bien.
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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Ven 29 Juin - 21:51

Bob & Eliza

Heureusement qu’Eliza était actrice, et une plutôt douée, sinon, on distinguerait clairement à quel point elle était en panique, en cet instant précis. Malheureusement, elle avait conscience de cela, d’en être réduite à jouer un rôle devant Bob. Depuis quand cela avait-il commencé, cette nécessité à camoufler son état d’esprit face à l’Australien ? Qu’avaient-ils fait (ou plutôt, que n’avaient-ils pas eu le cran d’oser faire ?), pour en être réduit à une telle extrémité ? Eux qui pouvaient autrefois se parler des heures durant, de tout et de rien, sans devoir cacher ses réelles pensées à l’autre ? Mine de rien, ces quelques jours au loin, ça avait permis à Eliza de réfléchir un peu, de voir les choses sous un autre jour. Elle était toujours perdue, par contre, sans doute même plus qu’avant. Elle avait surtout plus peur qu’auparavant. Une peur dévorante d’avoir mal interprété les paroles de Bob, prononcés durant leur dernière conversation. D’avoir mal déchiffré ses gestes et ses regards. Elle avait peur que ça ne finisse comme après cette maudite nuit de novembre. Et pourtant, elle était là, sur le pas de la porte de Bob, bien décidée à parler avec lui de tout ça, une bonne fois pour toute. C’était pour ça, qu’elle ne lui avait pas donné de nouvelles. D’une part, parce qu’elle avait besoin d’un peu de temps, pour digérer tout ce merdier, pour tenter de donner du sens à ce qui n’en avait pas le moins du monde à ses yeux, démêler où se trouvait la réalité de ce qu’elle espérait y décrypter. D’autre part, afin d’avoir cette conversation en face-à-face, et non par écran interposé. Virtuellement, il ne serait que trop aisé pour Bob de se défiler. Ca serait plus délicat en visu. C’était du moins ce qu’elle espérait. Et redoutait en même temps. Merdier dans la tête d’Eliza, anarchie dans son cœur : l’Australienne n’en menait pas large. Et ce fut pire encore, quand son comparse vint enfin lui ouvrir la porte. Vêtu uniquement d’une serviette, nouée autour des hanches. Autant dire que la blonde dû faire un effort monstrueux pour être en mesure de parler, et plus encore, de tenir un discours cohérent. Mission largement plus complexe qu’on ne peut le croire, quand on a face à soi un beau brun à moitié dénudé. Pire encore quand on a pu être dans les bras du brun en question, et partir à la découverte de son torse, étant soi-même relativement peu vêtue. Les joues de la blonde se teintèrent d’une pointe de rouge. Bien trop de souvenirs d’une nuit, qui semblait remonter à des années lumières plus tôt. Ca paraissait tellement irréel, à présent, cette soirée, qu’Eliza avait parfois du mal à croire que ça c’était bel et bien produit. Pourtant, elle se souvenait, bien trop à son goût, de la sensation de la peau de l’acteur, contre la sienne. Elle fut presque heureuse qu’il prenne la parole, de manière on ne peut plus sèche, pour savoir ce qu’elle foutait ici. C’était un excellent moyen de la faire revenir à l’instant présent, au lieu de se perdre dans des souvenirs désormais douloureux, qui ne faisaient qu’apparaître une frustration présente depuis des mois à présent. La jeune femme fut assez fière de la réponse qu’elle réussit à lui apporter. Au moins cette phrase était cohérente. Ses neurones étaient encore à peu près en état de fonctionnement. Bonne chose. Ce qui l’était moins, c’était Arryn….

Celle-ci, en effet, débarqua, assez rapidement, par la suite. Et si Eliza faisait un effort colossal, jusqu’alors, pour éviter à son regard de se perdre un peu trop sur le torse de Bob (qui avait toujours eu l’effet étrange d’attirer son regard, les rares fois où il devait tourner une scène torse nu), là… Ce fut plus efficace encore. Bon, elle avait toutefois du mal à soutenir le regard de Bob, ayant du mal à supporter d’y lire autant de froideur, de désintérêt, limite. Elle s’insulta, de tous les noms possibles, en inventant même pour en avoir plus, se trouvant idiote d’avoir réellement imaginée que Bob puisse être seul. Arryn et lui devaient profiter de leurs vacances ensemble, comme n’importe quel couple. Et au vu de leurs tenues, ils avaient l’air de bien s’éclater. Car il ne fallait pas être un génie pour avoir une petite idée de ce qu’ils avaient pu faire, sous la douche, qu’ils avaient visiblement quitté depuis peu. Du moins, Eliza avait une idée assez précise de ce qu’elle aimerait faire, en un tel endroit, avec l’Australien. « Salut. », lança-t-elle à l’encontre de la brune, lui lançant un sourire qui pâli d’un coup. Pourquoi ? Oh, via un geste on ne peut plus basique, d’une petite-amie sur son mec : Arryn s’était collée à Bob, l’encerclant dans ses bras, à peine possessive. Et bien entendu – parce qu’elle s’était imaginée de la merde, Eliza, comme bien souvent, visiblement ! – Bob se laissait faire. C’était normal, après tout : Arryn et lui étaient en couple, heureux et amoureux, depuis plusieurs années maintenant. Ils avaient tout ce qu’elle avait elle-même connue, avec son précédent mec, avant de le quitter, ayant réalisé qu’elle n’en était plus amoureuse. Ils avaient tout ce qu’elle ne parviendrait jamais à avoir avec William, quand bien même l’Anglais était un type adorable et sexy, tout ça parce que le cœur de la jeune femme se refusait à battre pour un autre que pour Bob. De la grande littérature pour ado, qui a tellement le vent en poupe, en ce moment, tellement pathétique qu’elle en rigolerait presque, d’un rire brisé et nerveux. Se sentant de trop, Eliza détourna le regard du couple présentement enlacé, alors qu’Arryn l’interrogeait sur ses vacances avec Will. « Hum… ouais, c’était… Sympa… », se força-t-elle à rétorquer, insufflant le plus de conviction possible dans ces quelques mots. Des mots basiques, une phrase des plus courte, et pourtant, cela lui coûta un max d’énergie. Poussant un soupir, elle releva les yeux vers les deux amoureux, son regard présentement vide de la moindre lueur qui y brillait pourtant en général, quand elle allait vraiment bien. « On a écourté, on avait… des affaires imprévues et urgentes à régler ici… », prétexta-t-elle, ne parvenant à fixer son regard sur le duo, passant de l’un, à l’autre, pour ensuite se poser sur l’intérieur de leur nid d’amour, ou même sur le petit mur attenant à la porte, quand ça n’était carrément pas sur le sol (oui, les chaussures d’Eliza, la blonde les adore, on le voit tous !). Mais elle avait juste envie de pleurer, à les voir aussi épanouis, à voir un Bob plus froid que jamais à son encontre, à réaliser qu’elle était décidemment bien conne, et une véritable blonde, pour s’être autant trompée sur ce qu’elle avait crû comprendre… « Enfin, il se trouve que je me suis emballée, car ça s’est avéré plus débile et sans conséquences que je ne l'avais naïvement imaginé, et ça s’est même réglé visiblement de soi-même. », prétexta-t-elle, s’obligeant à soutenir le regard de l’interprète de Bellamy. Elle n’avait pas choisi ses mots au hasard, bien au contraire, faisant par là écho à la soirée d’anniversaire qui les avaient vu se déchirer une fois encore. Elle avait cependant assez peu d'espoir qu'il fasse le lien, il avait l'air de ne pas sen soucier le moins du monde, bien posé avec sa nana. « J'ai gâché nos vacances pour rien. », enchaîna-t-elle, haussant les épaules, comme si ça n’était rien. Mais ses yeux prétendaient le contraire, car aussi bonne actrice Eliza était-elle, elle n’avait pas le contrôle de la teinte de son regard, ne pouvant distiller dans celui-ci une chaleur qu’elle était loin de ressentir. Elle n’avait pu s’empêcher d’insister un peu plus fortement sur le « rien », avec une certaine rancœur. Elle s’était mise dans tous ces états pour rien, une fois encore, parce que son imagination s’enflammait trop, qu’elle espérait trop que Bob ressente la même chose qu’elle, là où il était simplement amoureux d’Arryn.  « C’est pas grave, c’est des choses qui arrivent. Je suis blonde, par moments, voilà tout. », enchaîna-t-elle, observant à présent la brune, feignant toujours que ça ne l’atteignait pas, alors qu’elle voulait juste disparaître. Même pas s’échapper dans un trou de souris, non : disparaître, juste comme ça, d’un seul coup. Elle se trouvait d’un ridicule complet, là, à ne pas trop savoir quoi dire ni quoi faire. Elle avait tenté de faire un trait d'humour, sans réelle conviction, cela dit.

Elle poussa un nouveau soupir, se mordillant la lèvre, pour étouffer son envie de s’effondrer en larmes ici-même, pour garder pour elle le gémissement de désarroi qui tentait de s’échapper d’entre ses lèvres, pour conserver à peu près la tête haute. « Enfin bref… J’étais juste venue vous ramener un petit truc, acheté là-bas. J'ai directement pensé à vous, en le voyant. », dit-elle en tendant le paquet au binôme. Comme pour en rajouter une couche, en laissant à entendre que ses pensées s'étaient perdus de leurs côtés, plus exactement, du côté d'un brun qui s'en foutait d'elle. Elle se trouvait con, Eliza, à dire de telles choses, essayer de lui faire passer des messages, alors qu'il ne se souciait pas véritablement d'elle. Elle ajouta également un : « Et je ne vais pas vous déranger plus longtemps, vous avez sans doute mieux à faire. Alors euh… ». Mais sa voix se fissurait de plus en plus, c’en était consternant. Alors maintenant quoi ? Certainement pas à la prochaine fois, Eliza ne tenait pas du tout à devoir leur refaire de nouveau face, pas avant une bonne décennie au moins. Mais lancer un « adieu » sonnerait trop mélodramatique, aussi préféra-t-elle s’arrêter là, contemplant le paquet, attendant que l’un d’eux l’attrape, et qu’elle puisse ainsi tourner les talons. Pour partir à des lieux de là. Avec un peu de chances, Lindsey et Marie seraient au loft, et accepteraient d’accompagner Eliza dans une sortie improvisée. Ou de regarder un film avec elle, vautrées sur le canapé. Sinon, elle songeait à se réfugier chez Rhys, même si celui-ci en aurait très certainement marre de la voir aussi mal, une fois encore, à cause de Bob. Il ne le portait plus vraiment dans son cœur, l’Australien, depuis que son amie lui racontait ce qui se tramait entre eux. Elle n’avait donc que l’embarras du choix, mais Eliza savait une chose : il fallait qu’elle se change les idées, au plus vite. Et qu’elle trouve un moyen de se sortir Bob de l’esprit, car celui-ci n’en avait visiblement rien à foutre d’elle. Si elle n’était pas une fille facile à ses yeux, elle devait uniquement représenter un défi, une nana qu’il voulait foutre dans son pieu, pour flatter son égo de mâle alpha, sans doute. Elle ne savait pas, et très honnêtement, elle s’en foutait. Elle était juste en train de commencer à ressentir à son encontre une puissante haine, pour s’être jouée d’elle de la sorte, avec brio. C’est qu’il était un putain de bon acteur, elle le savait, pourtant. Elle s’était laissé bernée, comme une con, parce qu’elle avait voulu y croire. Mais c’était fini, maintenant, elle ne se laisserait plus avoir, elle avait vu clair dans son jeu. Il ne devait juste pas supporter qu’elle soit en couple, souhaitait visiblement l’avoir pour lui, sous la main, quand il s’emmerdait. Ouais, c’est clair, elle le détestait. Et le regard qu’elle fini par lui lancer était sans équivoque dessus. Et Arryn n'avait de cesse de jubiler, s'étant amusée à nicher son visage dans le coup de son Australien, comme pour mieux marteler dans l'esprit de la blonde qu'il était tout à elle, et que cela resterait le cas. Le message était passé, Arryn, pas besoin d'en rajouter, merci. C'était d'ailleurs ça, ses gestes d'affections bien marquées, qui avaient contribué à faire craquer l'Australienne, à l'instant.

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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Sam 30 Juin - 11:30

Rien ne fait sens, pour Bob, lorsqu'il aperçoit l'Australienne sur le pas de sa porte. Et d'autant plus lorsque ses mots bafouillés s'échappent de sa bouche. C'est pas qu'il ne comprend pas tout, c'est carrément qu'il ne saisit plus rien. Qu'est-ce qu'elle cherchait en venant ici ? Gratter les vestiges d'une amitié disparue ? Recoller les morceaux de leur relation autrefois si fusionnelle ? Après tout, ils se considéraient presque comme des meilleurs amis sur le tournage à un moment donné... Mais revenir à ce stade de la relation, après tout ce qu'il s'est passé entre eux, c'est comme chercher à escalader un mur insurmontable pour l'acteur : éprouvant, démotivant et impossible. Et il n'en a, en outre, aucune envie. Qu'ils s'en tiennent aux règles explicites qu'ils se sont données : plus de contact, en dehors des obligations. Et cela lui conviendra parfaitement. Ce sera le moins douloureux. Déjà qu'il doit assister sur le tournage à tout l'éclat de bonheur du tandem si uni que forment Eliza et William, c'est déjà presque trop pour ses nerfs à fleur de peau. Heureusement, c'est Arryn - qui est venue se blottir tout contre lui - qui prend la parole et engage une conversation des plus amicales. Sûrement trop pour être sincère. Bob n'a qu'à écouter et attendre que le temps défile, au plus vite. Néanmoins, certains mots le font tiquer : débile et sans conséquence. Il sent son coeur palpiter sauvagement dans le creux de sa poitrine. Sa copine doit l'entendre, le ressentir sous ses doigts. Elle lui jette par ailleurs un regard oblique et suspicieux qu'il ignore. Bien trop concentré sur cette blonde qui est bien la seule personne à pouvoir le faire changer d'avis en une demi-seconde. Mais venait-il de bien comprendre ce qu'elle impliquait ? Etait-elle vraiment revenue pour lui ? Sa pression sanguine pulsait énergiquement sous ses veines.  La froideur, dans ses prunelles, laisse doucement place à l'espoir, et un souffle nouveau se propage de sa tête à son coeur ; tout son organisme se détend peu à peu, comme libéré de ses entraves. Lorsque sa compatriote fit un trait d'humour amer sur sa blondeur, le désarroi teinté de déception dévoilé dans son regard bleuté, l'acteur ne ressentit que l'envie de la rejoindre afin de la serrer fort contre lui pour la rassurer. Mais il restait figé sur place. Comme si elle le sentait sur le point de partir, Arryn planta ses ongles dans la chaire de Bob, comme une menace tacite. " Lâche moi. S'il-te-plait. " il eut la délicatesse de lui murmurer à l'oreille afin de ne pas l'afficher devant l'Australienne qui n'allait pas tarder à s'en aller. Il ne voulait pas la blesser ou l'humilier. Et encore moins l'énerver. Qui sait ce qu'elle serait capable de faire. Il la sentait bouillonner de l'intérieur. Il allait prendre très cher cette requête. " Je veux juste lui parler. " lui promit-il, avec une ferveur qui n'était dû non pas à son honnêteté mais à l'envie impatiente de rejoindre Eliza. Il savait à quel point c'était ardu pour Arryn. Il dût l'embrasser pour qu'elle se laisse convaincre. " Je reviens. " il mentait. Une fois qu'elle le libéra, il se dépêcha de rattraper Eliza, elle était presque arrivée à sa voiture. Garée assez loin pour qu'Arryn ne puisse rien voir. Ce qui lui facilitait grandement la vie au vu de ce qu'il avait juste envie de faire : l'embrasser. " Eli. Attends. " et avant même qu'elle puisse dire quoi que ce soit, il l'a embrassée. Rien à voir avec ce qu'il venait de faire avec sa copine. Là, il y avait une ardeur qui n'était liée qu'à la libération de ses sentiments. Il la plaqua contre sa voiture, tant est si bien que sa serviette glissa. " Oh merde. " il la remonta bien vite, néanmoins. Mais peut-être pas assez pour dissimuler tout l'effet que la blonde pouvait provoquer chez lui. " Bon, je crois qu'il faut qu'on parle tous les deux. Tu peux pas te ramener chez moi et balancer tous ces trucs. C'est juste pas possible. " il fallait qu'ils discutent pour tout éclaircir. Puis il prit conscience qu'ils étaient tout de même dans la rue et que potentiellement des paparazzis pouvaient les photographier. " Est-ce qu'on peut monter dans ta voiture ? " il paraissait soucieux pendant un instant. Et si une photo avait été prise ? Mais quand il croisa les yeux clairs d'Eliza, il ne pouvait alors que se dire : et alors ? C'est elle que je veux de toute façon. C'est pourquoi un sourire resplendissant se dessinait sur les lèvres de l'Australien. 
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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Sam 30 Juin - 15:36

Bob & Eliza

Eliza repartait le moral en vrac et le cœur en miette, avec la certitude que Bob la détestait. Elle avait pourtant tenté de ne pas s’emballer, ces derniers jours, mais l’espoir s’était insidieusement installé en elle. Eprouvant un fort besoin de se changer les idées, elle attrapa son portable, après avoir tourné le dos au si adorable petit couple qui lui donnait des haut-le-cœur, et appela Rhys. Elle n’avait pas vraiment envie de se retrouver Lindsey et Marie, ne voulant pas les mettre dans une situation délicate, entre les deux Australiens. « J’espère que t’as toujours l’alcool que je t’ai ramené de Thaïlande ! », dit-elle, à peine l’autre acteur eut-il décroché, faisant mention à ce qu’elle lui avait offert, après son séjour humanitaire, effectué avec Richard, William et son frère. On entendait, à sa voix, qu’elle était aux bords des larmes, et Rhys, qui la connaissait par cœur, le sentait, ne tardant pas à lui demander en quoi Bob avait encore merdé. « J’arrive dans une petite demi-heure. », répondit-elle, d’une petite voix, ne s’étonnant même pas que son ancien colocataire ait pu comprendre que c’était lié à l’Australien : ça n’était pas la 1ère fois qu’elle sollicitait son Canadien d’ami, pour avoir des conseils, sur Bob. Bob, qui profita de ce moment pour se manifester auprès de la blonde, qui se figea aussitôt. Lâchant un soupir, elle se tourna pour lui faire face, bien décidée à lui dire d’aller se faire foutre, et d’oublier son existence, une fois pour toutes. Mais elle eut à peine le temps d’ouvrir la bouche pour commencer à dire le fond de sa pensée, que le brun la prit de nouveau au dépourvu, en l’embrassant. Et Eliza se maudissait de n’être en mesure de le repousser, de se montrer aussi faible que lors de la soirée chez Jake. Quoi qu’il y ait une infime amélioration : si elle ne tarda pas à répondre à son baiser, ses bras ne bougèrent pas d’un pouce, indiquant clairement l’incertitude dans laquelle elle était. Et ce, quand bien même elle fini contre sa voiture, avec un Bob qui venait de perdre sa serviette. La jeune femme cligna des yeux, tentant de remettre de l’ordre dans ses idées, détournant le regard, même si elle ne put nullement effacer le sourire de fierté qui trônait sur ses lèvres, après avoir pu apercevoir qu’elle ne laissait pas l’Australien de marbre. Progressivement, elle ancra son regard dans celui-ci de son compatriote, qui lui faisait savoir qu’une conversation entre eux devenait nécessaire. Un léger hochement de tête souligna qu’elle approuvait en effet cette suggestion, car elle devait avouer qu’elle était encore perdue. Bob soufflait le chaud, puis le froid, et le cycle ne cessait de se renouveler. La raison de la blonde ne pourrait tenir le coup longtemps. « Heu.. ouais… ». Parler dans la voiture paraissait en effet être une bien meilleure idée que de mettre les choses au clair, dans la rue. Peu importe leur notoriété, Bob était à peine habillé, et ça risquait d’attirer l’attention sur eux, ça.

La voix de Rhys retint alors, à l’autre bout du fil, rappelant à Eliza qu’elle était en plein appel avec lui. « Je te rappelle plus tard. », indiqua-t-elle, recollant rapidement son portable contre son oreille, invitant d’un signe de la tête son comparse à rentrer dans sa voiture. « Ne fais rien que je ne ferais pas ! », la mis en garde Rhys, aussi amusé que sérieux, ayant entendu en partie ce qui s’était passé entre les 2 Australiens. « Ca me laisse un vaste champ d’action, ça ! », le taquina la Taylor-Cotter, ouvrant la portière pour s’engouffrer dans son véhicule, déclenchant un rire, à l’autre bout du fil, avant que son interlocuteur n’enchaîne : « S’il merde encore, je vais lui rendre visite avec mes crosses de hockey ! », fit savoir le Canadien, qui se montrait un peu trop protecteur à l’encontre de son amie, n’ayant juste pas l’envie de la retrouver aussi mal qu’après cette soirée de novembre. « Mais quelle bonne idée, Ward ! », rétorqua-t-elle, un léger sourire sur les lèvres, touchée par l’instinct protecteur de l’acteur, qui, grâce à l’usage de son patronyme qu’elle venait de faire, compris que l’appel touchait à son terme. Glissant son portable dans son sac, celui-ci déposé sur ses genoux, Eliza prit une profonde inspiration, avant de se tourner vers Bob, son cœur s’agitant de nouveau dans tous les sens. Si elle était perdue, elle avait bien remarqué le sourire qu’il arborait, après leur baiser, et ça ne l’aidait pas des masses à avoir les idées claires. Si certaines filles admettaient être attirées par Bob, pour son physique des plus avantageux, Eliza avait plutôt été séduite par le sourire du brun, et la façon dont celui-ci illuminait l’ensemble de son visage. Ensuite, ça avait été sa façon d’être, qui avait continué à la faire craquer, et, finalement, son physique, qui était plus un bonus que la raison de son intérêt pour lui. Et le voir sourire – réellement – à son encontre, lui avait lourdement manqué. « Si c’est pour agir par la suite aussi bizarrement qu’après la soirée dans ma loge, ou celle chez Jake, par contre, c’est pas utile. », déclara-t-elle d’un ton décidé mais paradoxalement doux, en guise d’entame à la conversation sollicitée par l’Australien, redoutant encore une vlte-face de la part de l'Australien, ou juste qu'il ne se joue d'elle, car cette crainte s'était réinvité en elle, avec l'accueil qu'il lui avait réservé. « J’ai jamais aimé le yoyo. », poursuivit-elle, fronçant les sourcils. Ses propos pouvaient paraître durs, cependant, elle cherchait uniquement à se préserver, si jamais Bob venait à regretter ses faits et gestes à son encontre. « Moi, je compte pas faire machine arrière. », termina-t-elle, planta son regard azur dans celui, chocolat, de son collègue, reconnaissant ainsi ses propres torts dans leur situation, et tâchant de lui faire prendre conscience que désormais, elle ne comptait plus jouer à prétendre que ça ne signifiait rien, leurs rapprochements comme leurs engueulades. Ca n’était pas pour rien, qu’elle avait fini par revenir plus tôt de ses vacances, ni qu’elle été venue chez lui. Il fallait qu’elle sache ce qui existait, ou non, entre eux, et s’il voulait lui aussi voir où ça pouvait les mener. Si son ton était à peu près assuré, on remarquait qu’elle n’était pas des plus à l’aise, à la façon qu’elle avait de triturer les sangles de son sac à main, du bout des doigts.

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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Mar 3 Juil - 22:23

Elle allait le rendre fou, complètement et irrévocablement. Avec Eliza, l'Australien ignorait toujours sur quel pied danser. S'ils avaient quelque chose ou rien du tout. Et dans un cas positif, s'ils pouvaient l'explorer ou se faire le devoir de le laisser aller à la dérive. Mais quand elle a répondu, une fois de plus, à ses ardeurs, en retournant franchement son baiser, il ne pouvait pas ignorer ce sentiment puissant qui explosait tel un feu d'artifice dans son coeur si imperturbable en compagnie d'autres femmes. Il ne pouvait même pas retenir ce sourire radieux qui illuminait son visage tandis qu'il continuait à l'embrasser avec tout l'amour possible et imaginable qu'un homme peut ressentir envers une femme. Ce sourire qu'il arborait toujours peu après l'échange physique, preuve qu'il ne redescendait pas de son p'tit nuage. Avec Eliza il se sentait si... plein de vie, entier et heureux. Il avait la sensation d'avoir besoin de rien d'autre. Il n'y avait qu'avec elle qu'il pouvait ressentir ce genre de sensations, et ces palpitations électrifiantes. C'était presque comme un coup de jus, une dose d'adrénaline injectée dans son organisme dont il avait tant besoin. Au fond de lui, il le savait bien depuis des mois : c'était Eliza et personne d'autre, dont il était dingue. Et après l'avoir passionnément embrassée, il n'a pas pu ignorer le sourire qui trônait sur les lèvres de l'Australienne. Faisant certainement écho à son propre sourire, sans même qu'il n'en prenne vraiment conscience. Ils n'ont jamais été autant en phase tous les deux et autant dans l'expectative de la marche à suivre. Il fallait qu'ils se parlent, qu'ils éclaircissent toutes ces zones d'ombres qui noircissaient encore leur relation. Et puis elle était téléphone. Il la laissa parler avec son interlocuteur, s'installant sur le siège avant du véhicule. Réfléchissant à ce qu'il fallait dire, une main maladroite dans ses mèches brunes. Tout en tâchant d'ignorer le sentiment de jalousie qui s'imprégnait sinueusement dans son coeur quand il comprit qu'elle parlait avec Rhys. Enfin c'était toujours mieux que William. Au moins, Rhys ne couchait pas avec elle. Qu'un autre homme pose ses sales pattes sur le corps d'Eliza le dérangeait au plus haut point. Enfin, ils n'étaient pas ensemble, loin de là d'ailleurs et elle avait parfaitement le droit de faire ce qu'elle voulait de son corps. Enfin, elle raccroche. Ils peuvent discuter. L'Australien plante ses prunelles brunes - si douces à présent - dans celles de la  sublime blonde face à lui. Il tâche d'être attentif, à ses expressions, à ce qu'elle ressent et ce qu'elle essaye de lui transmettre. Il a été si mauvais à ce jeu-là jusqu'à aujourd'hui, mais ça ne l'empêche guère de toujours vouloir essayer. Bob sait bien que son comportement après la soirée de Novembre a du prêter à confusion. Mais comment lui expliquer la difficulté de quitter Arryn... Il faudrait parler de sa santé mentale fragile, de toute leur relation compliquée. Il lui expliquerait tout, en temps et en heure. Pour le moment il l'écoute patiemment. Il en profite pour glisser une de ses mains dans ses mèches blondes, si douces au toucher. Sans pour autant l'interrompre dans ce qu'elle raconte. Il continue d'ailleurs de l'observer sagement, l'invitant à continuer quand elle tremblait d'hésitation. Lorsqu'elle énonce qu'elle n'a jamais aimé le yoyo, Bob ne peut pas retenir un léger rictus et il enlève sa main de sa chevelure dorée pour la ramener vers son giron. " Moi non plus. Je te rassure. " il est sec tout à coup, c'est qu'elle aurait presque touché une corde sensible. Mais après tout, elle non plus n'a pas été très claire sur ses attentes. Surtout après la soirée chez Jake qui laissait encore chez l'Australien un goût amer. Elle aurait pu tenter de le rejoindre, de le rattraper. Mais au lieu de cela, elle est partie en vacances avec William. Se fichant bien de l'état dans lequel serait son partenaire à l'écran. Mais l'heure n'était pas aux reproches, s'ils désiraient avancer ensemble. 

Elle dût sûrement prendre son courage à deux mains pour lui avouer qu'elle ne comptait pas faire machine en arrière. Et il ne pouvait que l'estimer davantage, elle ne manquait pas de cran. Néanmoins, il la sentait... confuse ? Elle triturait les anses de son sac-à-main. Eprouvait-elle le besoin d'être rassurée sur ce choix qu'elle opérait à cet instant ? D'un geste tendre, Bob apposa sa main sur celles de la blondinette  tandis qu'il approchait doucement ses lèvres de son oreille. Son souffle effleurant quelques minces cheveux sablés. " Je ne crois plus que ce soit une option, Eliza. " maintenant que je t'ai, je te garde. Elle devait le comprendre dans son sourire qui n'a jamais été si doux à son encontre. Il se pencha légèrement pour croiser ses iris. C'est qu'il voulait être clair également, au cas où son attitude avenante  n'était pas suffisamment éloquente. Néanmoins... peut-être qu'ils ne devraient pas prendre de décision trop vite. Peut-être que ce qu'ils ont pourraient partir en fumée très vite et Bob refuse de faire souffrir Arryn pour rien. Vous imaginez si elle se suicide et qu'Eliza décide de faire sa vie ailleurs ? Il aura tout perdu. L'Australien est un homme intelligent, et pour le coup il a conscience que sa prochaine proposition risque de mal passer... " Tu ne penses pas qu'on devrait... prendre notre temps ? Voir où ce qu'on a peut nous mener sans... prévenir qui que ce soit... ? " c'était une simple proposition, mais il n'osait pas vraiment regarder l'Australienne dans les yeux, balayant le pare-brise comme s'il le trouvait soudainement très intéressant. " On pourrait... se voir en secret... ? Le temps de savoir... ? " il riva à nouveau ses prunelles brunes et hésitantes dans celle de la femme volcan à côté de lui, se demandant si elle allait entrer en éruption à ses mots ou le prendre avec plus de calme. A vrai dire il hésitait à retirer le bras qu'il avait posé sur le repose-tête de son siège. 
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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Mer 4 Juil - 21:47

Bob & Eliza

Elle était peu assurée, Eliza, en cet instant précis, sen sentant plus que fragile, mais prenant sur elle, car il le fallait bien : cette situation devait prendre fin un jour. Afin d’exposer sa lassitude, ses mots se montrèrent maladroits, et firent involontairement mouche, à en croire la réaction de Bob, qui mit un terme aux caresses prodiguées, et vit son visage se fermer quelque peu. Eliza se mordilla les lèvres, ne regrettant pas cette évocation à toutes ces incertitudes ni à ces mois de souffrance, regrettant par contre son choix de mots, qui avaient eu un tel effet sur le brun, plus encore après les dernières secondes écoulées. Enfin, elle avait l’impression de retrouver le Bob qu’elle connaissait, celui qui l’avait progressivement fait tomber sous son charme. Comme pour rattraper le coup, et mieux montrer la reconnaissance qu’elle avait conscience d’avoir pas mal merdé, ces derniers mois, elle ajouta un mot sur sa résolution à ne pas faire machine arrière. Confession des plus difficile à faire, mais plus que nécessaire, elle en avait conscience. Bob dût le percevoir, tâchant de la réconforter, d’une main sur une des siennes, alors qu’elle maltraitait son malheureux sac. Son geste s’accompagna d’une phrase, confiée au creux de son oreille. Rien de grandiloquent, ni en geste, ni en parole, et pourtant, ce fut suffisant pour que le cœur de la blonde se mette à tambouriner vivement contre sa cage thoracique. Elle fut presque soulagée qu’il ne soit en mesure d’entendre l’impact qu’il pouvait avoir sur son palpitant, ne désirant pas le moins du monde qu’il prenne pleinement conscience de l’effet qu’il pouvait avoir sur elle. Il ne manquerait plus qu’il le découvre, et se mette en tête d’en abuser à sa guise. Jamais de la vie !

Si la jeune femme fut rassurée sur les intentions de l’Australien, la suite parvint à la perdre. Elle aurait dû le sentir, ça, en voyant le regard du brun se faire plus distant, mais surtout, en le voyant éprouver comme des difficultés à formuler ses phrases. Ce fut à son tour de poser une main sur le bras de son interlocuteur, tâchant par ce biais, de l’encourager à poursuivre. Essayant, dans le même temps, d’occulter qu’ils n’étaient pas dans le meilleur endroit qui soit, pour avoir une telle conversation. Chose loin d’être aisée, alors qu’elle ne cessait de redouter de voir apparaître Arryn, avant même qu’ils n’aient pu avancer un minimum sur le sujet. De son mieux, elle se concentrait sur son compatriote, faisant courir ses doigts sur son bras, sans même en prendre conscience. Sans vraiment le chercher, elle reprenait les réflexes d’antan, de quand ils se montraient d’une complicité à toute épreuve, et sans doute bien trop forte pour n’être qu’amicale. Ses sourcils se froncèrent avec le début des mots du brun. Si elle n’avait rien contre le fait d’éviter d’ébruiter ce qui les unissait, elle ne pouvait s’empêcher de croire de prendre assez mal son besoin de prendre leur temps. Eviter de mettre tout le monde au courant éviterait une effervescence des fans, qui ne serait pas bénéfique au duo, bien au contraire (il suffisait de voir ce que certains pouvaient envoyer à Bob, juste parce qu'ils soutenaient le Clexa et non le Bellarke). Mais prendre leur temps, par contre, Eliza trouvait justement qu'ils le prenaient depuis des mois, maintenant. A tel point qu’elle en était presque devenue folle, la blonde, de l’incertitude qui accompagnait ce merdier. Le coup de grâce fut toutefois apporté avec les mots que Bob prononça juste après. La main de la blonde retomba mollement vers le levier de vitesse, tandis qu’elle écarquilla les yeux. Elle n’en croyait tout bonnement pas ses oreilles. « Le temps de savoir quoi, Bob ? Si je mérite autre chose que le rôle de ta maîtresse que tu vois quand tu t’emmerdes dans ta jolie maison ? », demanda-t-elle, d’un ton sec, ponctué d’un regard offensé. Elle secoua la tête, détourna ostensiblement le regard, pour observer par la fenêtre de sa portière. Cette rue était loin d’être magnifique, mais elle préférait encore voir ça que le type qui paraissait ne la considérer que comme une blonde pouvant être occasionnellement distrayante.

Se mordillant les lèvres, elle tâcha d’inspirer profondément, de se souvenir qu’elle s’était jusqu’à présent trompée, quant aux intentions de l’acteur. Elle espérait qu’il en soit de même, cette fois encore. Il fallait lui laisser le bénéfice du doute, ou, à défaut, le pousser à dévoiler ses réelles intentions. Elle connaîtrait enfin la vérité, et pourrait, au pire des cas, tourner la page d’un chapitre qui s’annonçait plus que merdique. Sa main crispée contre le volant, en un geste indiquant qu’elle éprouvait soudainement l’envie de partir loin d’ici, elle se força à faire de nouveau face à Bob. « On peut pas parler ici, Bob. Pas dans ma bagnole, dans ta rue, en plein jour, alors que ton show a très certainement attiré l’attention sur nous. », elle faisait, bien entendu, référence au fait qu’il se baladait uniquement vêtu d’une serviette, qui aimait à s’échapper, de temps à autre. « Pas à quelques mètres de chez toi, ou ta… nana t’attend. » Il aurait fallu être sourd, pour ne pas capter la jalousie présente dans sa voix, quand elle fit référence à Arryn. Plus encore depuis qu’elle en était à se dire que Bob songeait sérieusement à les fréquenter toutes les 2 en même temps, durant des semaines, des mois, si ce n’est des années. Si elle ne souhaitait pas lui demander de choisir entre elles, refusant de causer la fin d’un couple unit depuis 3 ans, elle ne se voyait pas jouer le rôle de l’autre femme. A dire vrai, elle ne comptait pas le jouer même une poignée de jours, même si elle pourrait prendre sur elle, pas bien longtemps, toutefois : il ne faut pas trop pousser, quand même ! Elle savait juste que, de son côté, il était hors de question qu’elle poursuive son histoire avec William. Elle était lasse, de toute façon, de lui mentir, de se jouer de lui. Il ne méritait pas ça. Et peu importe ce que Bob comptait faire, Eliza avait pris sa décision : sa relation avec Will ne pouvait se poursuivre. Elle avait juste les boules, que Bob ne finisse par choisir Arryn, comme en novembre dernier, car là, ça serait pire qu’à l’époque : elle savait qu’il voulait d’elle, ignorant juste ce qu’il attendait réellement d’elle. Et ça la tuait, d’imaginer qu’il puisse continuer sa relation avec Arryn, éveillant une jalousie qu’elle n’avait pas connue depuis bien longtemps. Cela l’énervait dans le même temps, car de multiples choses faisaient qu’elle n’avait même pas son mot à dire, sous peine de perdre entièrement Bob (et pourtant, elle ne souhaitait pas ne l’avoir qu’à moitié.)

« On peut se retrouver chez mon frère, si tu veux, il n’est pas là pendant… », commença-t-elle  proposer, avant qu’un coup ne fut porté à la fenêtre côté conducteur. Arryn avait visiblement perdue patience, et était décidée à écourter la conversation. Ce fut avec un nouveau soupir qu’Eliza détourna, une fois de plus, le regard de celui de Bob, pour se concentrer sur la brune qui venait de débarquer. Ouvrant la fenêtre, elle lui adressa un sourire d’excuse : « Désolée, on a été un peu plus bavards que prévu. », déclara-t-elle, ne trouvant cependant pas qu’ils aient été trop longs. Ils n’avaient pas réellement parlé, clairement pas suffisamment au goût d’Eliza, du moins. « On parlait de… comment s’organiser pour les conventions à venir. », prétexta-t-elle, prenant la 1ère excuse qui lui vint en tête. Ca paraissait possible, après tout, ils avaient déjà eu de telles conversations, quand ils étaient encore amis, et même une fois embrouillés. La brune balaya ces propos d’un sourire, sans doute trop forcé, mais Eliza était bien trop plongée dans ses propres soucis pour en prendre conscience. Arryn se doutait clairement que quelque chose se tramait, elle n’était pas bête, ça n’était pas pour rien qu’elle s’était empressée d’enfiler une robe avant d’aller rejoindre le duo. Peu encline à laisser Bob lui échapper, elle fini par faire savoir, souriante et rayonnante : « Bob t’a dit, au fait, pour nos fiançailles ? » Ce fut pire qu’un coup de massue, pour Eliza. Elle eut l’impression qu’on avait balancer son cœur, de l’espace, pour le laisser chuter lourdement au sol. Le retour des montagnes russes qu’elle méprisait tant. De nouveau, elle prit sur elle, pour afficher un sourire de circonstances. « Non, il n’en avait pas encore eu le temps. C’est qu’il est parfois friand de cachoteries, tu le sais bien ! », déclara-t-elle, lançant un regard en coin à Bob, glissant une légère évocation à la demande qu'il avait formulée, un peu plus tôt. Elle ne savait vraiment pas comment elle devait prendre cette nouvelle. Elle se sentait juste atrocement idiote : elle n’avait plus en face d’elle un couple vieux de 3 ans, mais un couple qui avait décidé de franchir un nouveau pas dans leur relation. Il ne manquait plus qu'une grossesse, pour que la blonde soit achevée. Et elle ne savait pas si Bob s’était décidément joué d’elle, ou s’il était juste victime d’un timing merdique. « Toutes mes félicitations, c’est cool. Faudra fêter ça ! », s’obligea-t-elle à lancer, se trouvant très peu convaincante dans le rôle de la nana qui se réjouie pour une étape franchie dans la vie de potes qu’elle connaissait depuis un moment. Son regard se perdait dans le vide, elle n’écoutait qu’à moitié ce qu’Arryn pouvait sortir par la suite, pas même quand celle-ci enfonça le clou en proposant à la blonde de venir boire un coup pour commencer la fête par avance. L’une de ses mains était toujours en train de serrer le volant, au point où ses jointures en devinrent blanches. Presque aussi blanche que le teint de la jeune femme, depuis cette révélation. De son mieux, elle essayait de se souvenir qu’elle avait décidé de laisser à Bob une chance de s’expliquer, et qu’il fallait s’y tenir, avant de décider quoi que ce soit. Mais la simple idée qu’il ait songé à se fiancer avec Arryn, ça n’était guère encourageant à ses yeux. Et pourtant, cette conne (ainsi qu'elle se qualifiait elle-même) était bien décidée à avoir enfin une discussion à coeur ouvert avec l'Australien, quand bien même son coeur, à l'issu de celle-ci, puisse finir par être en morceaux.

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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Jeu 5 Juil - 16:46

L'Australien grogne. Oui. Littéralement. Pourquoi est-ce qu'ils finissaient toujours par s'engueuler comme deux lions en cage tous les deux ? Prêts à se sauter dessus, prêts à se déchirer. Ils avaient peur de quoi pour être autant sur la défensive ? Eux et leurs insécurités, eux et leur caractère enflammé à la con. Ils se ressemblaient bien plus qu'ils ne pouvaient l'imaginer. Mais l'acteur essaye vraiment de toutes ses forces de rester mature dans cette histoire. Comme des adolescents ils se laissent dicter par le flux puissant de leurs sentiments, mais ce n'est en rien un chemin à suivre. Pas à leur âge. Pas avec leur situation. Alors l'acteur refuse de laisser sa rage mordante prendre le pas sur sa logique et son bon sens. Il en a dans la cervelle, merde ! Il va prendre sur lui et exposer purement et simplement les choses comme il les pense, calmement. " BON SANG ELI MAIS TU T'ENTENDS ? " bon finalement, pour la quiétude et la sagesse, il faudra peut-être songer à repasser. Bob est hors de lui, il ne contrôle aucunement la véhémence hargneuse de son ton ni même le tremblement rageur de ses mains. " J'ai pas besoin de maîtresse. J'en ai jamais eu et ça n'a jamais été mon genre de tromper ma copine. Si ce n'est... " un éclair de rage pur traverse son regard devenu brûlant. Il a toujours essayé d'être gentil et respectueux envers Arryn, et même avec toutes ses exs quand on regarde de plus près. Cependant il part en vrille ces derniers temps et c'est peu de le dire. Il a envie d'aller plus loin dans les confidences à l'adresse de l'Australienne, mais ses mots se bloquent dans sa gorge. Il sait que ceux-ci vont dépasser sa pensée et ça va faire mal. Un mal fou. Et s'il en croit les expressions sur son visage bien trop pâle elle n'a pas besoin de ça. Lui non plus d'ailleurs. Il a conscience que c'est mauvais pour eux, s'ils veulent se laisser une chance, de laisser exprimer autant de haine brûlante. Alors il l'observe, et tempère ses ardeurs du mieux qu'il le peux. Néanmoins, son coeur palpitait sauvagement contre sa cage thoracique tandis que son regard mordoré s'ancrait dans les éclairs qu'Eliza lançait à présent à la fenêtre du véhicule qui n'avait rien demandé. Même s'il se doutait bien qu'ils lui étaient entièrement destinés. Il ne dévie pas de ses yeux une seconde. Il est prêt à être honnête, à dire la vérité, rien que la vérité." J'ai pété les plombs sans toi. Je pensais que je m'étais imaginé des choses... que tu t'en foutais... Et... " il voulait lui dire pour toutes ces filles avec lesquelles il a couché pour l'oublier. Notamment Lindsey. Mais ce n'était pas à lui de lui avouer concernant le dérapage avec la meilleure amie de l'interprète de Clarke Griffin. Il fallait que cela vienne de la brune, elle pourrait mieux lui expliquer le pourquoi du comment. Puis l'Australienne lui rappelle qu'ils sont dans sa voiture et qu'ils ne peuvent pas s'expliquer en ces lieux. Plutôt en accord, Bob hoche doucement la tête. Comment il va gérer la situation avec sa petite-amie ? Il en tremble de frayeur d'avance. Et d'autant plus lorsqu'il la voit apparaître subitement à la fenêtre. Bob est tant surpris qu'il laisse échapper un glapissement qui s'étrangle dans sa gorge, agrippant la poignée intérieur de la porte comme s'il comptait s'enfuir, instinctivement. Il le sent au regard que lui lance la brune... elle n'aime pas cette discussion, du tout. Et l'acteur en a la confirmation franche et définitive lorsqu'elle aborde le sujet des fiançailles, une immense et mielleux sourire aux lèvres. Il ne comprend pas, fronce les sourcils et Arryn le défie de ses prunelles, un très léger sourire aux lèvres que lui seul peut comprendre. S'il n'obtempère pas, elle trouvera le moyen de lui faire regretter de ne pas être entré dans son jeu... Cependant, le brun ne pouvait pas la laisser prendre le contrôle de sa vie à ce point. Jusqu'où irait-elle ? Où se trouvait la limite ? Et il se conforta d'autant plus dans ce sentiment de rébellion lorsqu'il aperçut le regard d'Eliza. La voilà, la limite, pour Bob. " Les fiançailles que j'ai refusées, je présume ? " Bob souriait, en confiance, mais tout son être intérieur était terrifié et criait au secours. Et si Arryn faisait une connerie ? Il fallait qu'il se montre ferme, autant avec lui-même qu'avec elle. " Tu peux appeler le docteur Trevis pour moi ? Je crois que j'ai une migraine qui arrive... " le docteur Trevis n'était en rien un médecin généraliste, c'était le psychiatre qui suivait Arryn depuis plusieurs années. Il avait le pouvoir de l'interner pendant des années s'il estimait que c'était nécessaire. Et si elle avait des leviers pour faire pression contre Bob, lui non plus n'en manquait pas de son côté. Il savait que derrière toute sa folie elle ne supporterait pas qu'on découvre qu'elle était cinglée. Elle lui fera payer plus tard, mais pour le moment, elle s'en était allée, sûrement pour expier sa rage à l'insu de tous. Il pouvait mieux respirer, soudainement. Bob fit de nouveau face à Eliza. Elle n'avait rien dû comprendre, mais le brun s'expliquerait davantage plus tard. D'un geste de la main, il atteignit la ligne dur de la mâchoire de cette belle Australienne qui le poussait dans tous ses retranchements, pour guider son visage vers le sien, à quelques centimètres et croiser ses iris. " On se retrouve chez ton frère ce soir, 20h ? " avec tout ce qu'il se passe elle doit être tellement paumée. Il faut qu'il l'éclaire, au moins sur un point. Alors il esquisse un doux sourire à son encontre, avant d'approcher ses lèvres de son oreille. " Sois là... c'est un rancard. " sa voix s'est transformée en un murmure, mais après tout ils n'ont plus besoin de hurler à présent. Il respira cette odeur de sel marin, qui caractérisait tant l'Australienne - et qu'il l'apaisait tant - puis l'acteur sortit de la voiture. Non sans dévoiler malencontreusement la partie arrière de son anatomie. Il lança un petit regard furtif et malicieux à la blonde, dans le cas où elle aurait vu par mégarde ce qu'il a exposé à ses prunelles innocentes. Puis, son regard s'est dirigé vers cet établissement froid où il résidait. Et tout son visage se ferma. Il allait devoir parler avec Arryn. Pour de bon.

La dispute entre eux fut des plus violentes. Comme vous pouvez l'imaginer elle est entrée dans une rage folle dès qu'il a franchi le seuil de la porte. Elle l'a frappé, non pas à des endroits faciles à dissimuler, mais en plein visage cette fois. Le cognant autant de fois qu'il répétait un non à sa demande en mariage. Il ne s'est pas défendu sur l'aspect physique, il n'y arrivait pas. Il ne voulait pas lui faire de mal. Il se sentait coupable de la blesser autant, mais il tint fermement. Même si un beau cocard décorait à présent son doux visage et sa lèvre était légèrement fendue sur le côté, sans parler de toutes les autres parties de son corps à présent martelées par les bleus. Certains endroits déjà frappés auparavant été devenu plus jaunes ou violacés. Bob n' était pas parvenu à la calmer alors il a appelé les flics. Décuplant la colère de la jeune femme et ses coups lorsqu'elle a pris conscience de son appel téléphonique. Les policiers l'avaient emmenée avant de la placer en garde à vue pendant au moins 24h, ce sera toujours ça de pris. Et au moins, elle était en sécurité à l'intérieur d'une cellule. Elle ne commettrait pas d'acte stupide. Il sait qu'il devrait lancer les procédures pour l'interner, mais sans soutien extérieur c'est une décision presque impossible à prendre seul. Enfin, il est presque 19 heures quand il arrive sur le palier de chez le frère d'Eliza. Bob est à bout de force, et il a versé quelques larmes, il ne va pas le cacher. Donc il ne doit pas être dans un bel état à voir. Néanmoins, il ne peut pas faire machine arrière. Et qui sait, il pourra enfin se confier à quelqu'un sur ce qu'il se trame vraiment dans sa vie de couple. Prenant son courage à deux mains, il appuie sur la sonnette et attend que quelqu'un ouvre. L'acteur tente de sourire pour se donner de la consistance, mais sa lèvre le fait souffrir. Enfin la porte s'ouvre. Le regard de Bob devient tout de suite plus doux, et plus rassuré. Tant qu'elle serait là, ça irait mieux. " Hey. " murmura-t-il, comme si sa voix s'était presque éteinte ces dernières heures.
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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Jeu 5 Juil - 22:57

Bob & Eliza

Elle n’avait pas pu s’empêcher de laisser à voir sa peur, tenace, et débilement profonde, qu’elle ressentait, à l’idée de n’être qu’un nom de plus, que l’Australien voulait ajouter à son tableau de chasse. Depuis des mois, elle s’était mis cette idée en tête, se basant sur tout un tas de choses, sans pour autant avoir de réelles preuves, en dehors de ce qui s’était presque produit entre eux. Et il y avait eu également les propos du Brodie-Sangster, qui avaient su accentuer les doutes de la blonde. Après tout, si même lui, qui était en théorie extérieur à toute l’histoire, avait vent de telles choses, ça voulait bien dire quelque chose. Comme on dit Il n’y a pas de fumée sans feu ! Autant dire que la blonde était des plus perdue, entre ses incertitudes et ses espoirs. Des mois qu’elle gardait ça pour elle, il était même étonnant qu’elle n’ait pas explosé plus tôt pour le balancer avant à l’Australien ! Celui-ci encaissait assez mal l’accusation de sa compatriote. Il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre, incapables qu’ils étaient de conserver leur sang-froid pour une discussion sans accro. Les propos du brun se firent un peu moins virulents par la suite, et pourtant, la jeune femme éprouvait toujours quelques doutes. Le souci, quand on s’est fait un film, depuis des mois, c’est que pour s’apercevoir que ça n’est justement qu’un film, il faut beaucoup de temps. Doucement, comme si ça lui demandait un immense effort, l’actrice fixa de nouveau son regard sur son confrère, qui s’efforçait de chercher ce contact visuel. On voyait qu’elle voulait y croire, faire disparaître ses peurs anxiogènes, mais il restait dans ses yeux, un fond de doute. Il ne suffirait clairement d’un rien pour que ces braises s’embrasent de nouveau. Autant dire que le Si ce n’est… qu’ajouta Bob se montra des plus efficace pour cela. Les pupilles d’Eliza se teintèrent d’une lueur intriguée, elle se demandait franchement ce qu’il sous-entendait, par cet ajout sibyllin. La suite fut l’occasion d’une succession d’émotions en tout genre, que ne filtrait pas son regard. Il y avait de l’étonnement face au fait qu’ils avait tous 2 craint d’avoir mal interprété ce qui se passait entre eux, ainsi que de la tristesse face à ce temps perdu, et à la rancune qui avait découlé, d’un côté comme de l’autre, pour cet énorme quiproquo. On y trouvait également de la peine à la simple idée qu’il ait pu souffrir, à cause d’elle, même si elle n’avait clairement pas cherché à ce qu’il se sente mal (n’oublions pas qu’elle ne s’était pas forcément sentie plus heureuse, ces derniers jours !). Il y avait aussi un soupçon de douloureuse compréhension, face à ce qu’il sous-entendait. Ils n’étaient que des collègues, Eliza le savait, elle le savait parfaitement même, mais ça n’empêchait pas que ça soit des plus douloureux, d’imaginer Bob avec une autre nana. Avec Arryn, ça restait encore normal, étant donné qu’elle était sa petite-amie. Mais qu’il ait pu se taper d’autres nanas, par contre, ça restait difficile à encaisser. Jalousie, quand tu nous tiens, tu nous fais voir les choses sous un angle assez peu agréable. La jeune femme secoua la tête, abasourdie, tentant surtout de faire disparaître sa jalousie, se rappelant qu’il ne lui devait rien, de toute façon. « Je vois. », souffla-t-elle simplement, incapable de parler plus que cela. Oui, pour le coup, elle préférait occulter cet aveu, même si elle appréciait la sincérité de l’Australien. Une profonde inspiration fut nécessaire pour qu’elle soit en mesure d’enchaîner sur autre chose, avant qu’Arryn ne vienne tout foutre en l’air.

Assommée par l’annonce de la brune, Eliza se retrouva presque sourde à ce qui se jouait par la suite, son sang pulsant trop fortement contre ses temps. Assez lointainement, elle entendit Bob indiquer qu’il n’avait pas accepté ces fiançailles. Intervention du brun qui fut suffisante pour que l’Australienne fronce les sourcils, se forçant à se concentrer de nouveau sur ce qui se passait autour d’elle. Elle était perdue, ne comprenant pas ce qu’elle pouvait bien voir et entendre, ne sachant surtout pas si elle entendait bien, ou si ça n’était pas un simple tour de son audition, faussée par ce qu’elle souhaitait. Etonnamment, elle respira mieux, une fois la brune partie. Pourtant, elle appréciait Arryn, mais cette fois, sa présence l’avait comme étouffée. Et Eliza mettait cela sur le fait qu’elle se sentait mal à l’aise, parce qu’Arryn avait débarqué pile alors que la blonde tentait littéralement de lui voler son mec (du moins, si on tentait de résumer très grossièrement les événements). Tâchant de retrouver ses esprits, la jeune femme se laissa docilement faire, lorsque Bob l’incita à le regarder de nouveau. On pouvait encore voir qu’elle était complètement paumée, ne savait pas sur quel pied danser. Alors qu’elle commençait à hocher positivement la tête, afin d’indiquer qu’elle serait chez son frère ce soir pour retrouver Bob, elle fut interrompue dans son mouvement. Encore une fois, par quelques mots relativement basiques prononcés par l’acteur, ou plus exactement, par un seul mot rencard. C’était ce mot, plus que le sourire ou la façon qu’il avait eu de préciser cela, qui faisait que son cœur recommençait à s’agiter furieusement. « Compte sur moi. », fut tout ce qu’elle parvint à rétorquer, un grand sourire aux lèvres, les yeux légèrement pétillants. Elle se sentait partiellement plus légère. Rien n’était encore entièrement réglé, ils auraient bien des choses à dire, mais ils paraissaient tous deux vouloir la même chose, et prêts à tout mettre en œuvre pour cela. Son regard suivit son comparse, quand il sortit de sa voiture. Elle avait du mal à croire ce qui venait de se dire, et ce qui paraissait se profiler. Il lui fallait donc quelques secondes, pour permettre à son cerveau de réaliser que non, ça n’était plus que son esprit qui lui jouait un tour. Malheureusement pour elle, elle était à moitié plongée dans ses pensées, aussi n’eut-elle pas la chance de voir le tableau fort intéressant que lui présenta brièvement le brun en partant. Cependant, il n’échappa pas à son attention, le petit air amusé qui s’invita sur le visage de Bob, quand celui-ci lui adressa un dernier regard. Un sourire lui fut renvoyé, par pur réflexe, parce qu’il était impossible pour Eliza de ne pas sourire à Bob, lorsqu’il affichait un air mutin, ou juste enfantin, ou simplement fier de lui. En somme : ne pas sourire à Bob quand il lui souriait, c’était mission impossible pour elle.

La jeune femme mit quelques secondes avant d’être en mesure de partir de là, rassemblant ce qui lui restait de neurones. Elle trouva refuge chez Rhys, celui-ci l’attendant, après tout. Bien malgré elle, elle dû lui parler de ce qui s’était passé avec Bob. Rhys la connaissant depuis de longues années avant « The 100 », il ne la connaissait que trop bien. Et là, ne pas voir le petit sourire, parfaitement idiot, qui trônait sur ses lèvres, c’était compliqué. Il fit part de ses hypothèses sur son origine, avant que la blonde, de guerre lasse, ne finisse par lui dire ce que les deux Australiens avaient pu décider. Elle n’eut nullement besoin de lui arracher la promesse de garder cela pour lui : il se doutait bien qu’ils avaient encore des choses à régler avant de possiblement voir s’il fallait en parler autour d’eux. Il laissa partir son amie par la suite, non sans lui souhaiter bonne chance. Celle-ci fit un crochet à la coloc’, afin de prévenir Marie et Lindsey qu’elle passerait la soirée ailleurs, qu’elles ne s’étonnent pas de son absence, mais aussi, pour prendre une douche (rien de tel pour remettre de l’ordre dans ses idées), que pour se changer (plus par envie d’enfiler autre chose comme pour se débarrasser des doutes qui lui avaient collé à la peau avant de parler avec Bob, que par coquetterie pure et dure). Ce fut avec une bonne heure d’avance, qu’elle arriva chez son frère. Celui-ci était en vacances pour une quinzaine de jours, et elle avait un double de ses clés : se rendre dans son appart’ pour retrouver Bob seule était donc l’idéal pour une conversation à cœur ouvert. Etrangement, elle se sentait légère et angoissée à la fois. Ca avançait, certes, mais il y avait encore tant de choses à régler. Assise sur le canapé du salon, la jeune femme réfléchissait à sa relation avec Will, se refusant à la poursuivre, peu importe comment ça pourrait tourner, entre Bob et elle. L’Anglais méritait quelqu’un qui pensait vraiment à lui, lorsqu’ils étaient ensemble. Cette conversation serait atroce, elle le savait et la redoutait par avance.

La sonnette finit par retentir, faisant augmenter l’angoisse teintée de légèreté, de la blonde. Prenant une profonde inspiration, elle se leva pour aller ouvrir à l’Australien, un grand sourire aux lèvres. Sourire qui se fana, en voyant dans quel état celui-ci se trouvait. Observant son visage malmené sans mot dire quelques secondes durant, elle brisa enfin ce silence d’un simple : « T’as une drôle de notion de mise en beauté pour un rencard. », qu’elle ponctua d’un léger sourire, indiquant par là une tentative fort maladroite d’humour, face à une situation qu’elle ne savait comment gérer, et une situation qu'elle voulait désamorcer d'un aspect relativement pesant, de son mieux. Il lui était difficile de faire face à un Bob visiblement amoché, là où elle était pourtant habituée à le voir ainsi, lorsqu’il incarnait un Bellamy qui avait pris des coups. Mais ça n’était alors que du maquillage, même s’il était plutôt convaincant. Déglutissant difficilement, elle attrapa doucement une main du brun pour l’inviter à rentrer dans l’appartement. Refermant de son autre main libre la porte derrière eux, elle l’entraîna dans le salon, et tout en l’invitant à s’asseoir sur le canapé, elle lui demanda d’une voix rendue blanche par l’inquiétude : « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? ». Elle était bien loin de s’imaginer ce qu’il venait d’endurer, mais imaginait une tonne de scénarios possible. Elle ne parvenait pas à détacher son regard du visage de Bob, ne sachant quoi dire, ni quoi faire. «  Tu veux un truc froid à appliquer ? », demanda-t-elle, ayant conservé la main de l’Australien dans la sienne, l'ayant posé sur sa cuisse, après s’être assise également. Tendrement, elle lui caressait le dos de la main du bout des doigts, peu désireuse de lui faire involontairement mal, ignorant jusqu’où allaient les blessures récemment acquises par l’acteur. Son autre main se perdait dans les cheveux de son comparse, comme si de simples gestes d'affection avaient le pouvoir de l'aider à se sentir mieux à présent. Au moins désirait-elle lui montrer qu'elle voulait l'aider, et aussi, tout simplement, qu'elle tenait à lui. Juste au cas où des doutes subsistaient encore.

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Bob Morley
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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Mar 17 Juil - 16:07

Bob tremblait, de tout son corps. Qu'est-ce qu'il avait fait ? Arryn... Une énième larme roula le long de sa joue tandis qu'il s'engouffrait presque à l'aveuglette dans cet ascenseur froid. Se cognant joliment contre une des parois métalliques. Il l'a dénoncée. Et si on l'enfermait en prison et non en hôpital psychiatrique ? Qu'est-ce qu'il adviendrait de sa petite-amie ? Elle avait besoin de soins, pas d'être enfermée parmi une bande de criminels sans foi ni loi. Bob avait une peur bleue des conséquences de son acte, de cet appel aux flics qui risquait de tout changer. Les faits étaient graves et le dépassaient totalement. Comment contrôler une telle situation ? Comment leur expliquer qu'il ne faut pas lui faire de mal ? Sa gorge le brûlait, presque au point de sa conscience, de même que ses yeux ne cessaient de se voiler d'un voile obscurcissant sa raison vacillante. " Pitié qu'ils ne lui fassent pas de mal. " murmura-t-il en lui-même, en serrant le poing, à s'y enfoncer le bout des ongles. Un des habitants de l'immeuble franchit le seuil de l'entrée de l'ascenseur à son tour, au huitième étage, il n'était plus seul. L'Australien devait prendre sur lui et se ressaisir. Je peux le faire. Voilà ce qu'il se répétait mentalement. La première fois qu'il avait tenté de se débarrasser du problème, il avait faibli. Son manque de fermeté a pris le dessus. Cependant, il ne comptait pas abandonner la raison qui le poussait à affronter toutes ces difficultés. Pas cette fois. Cette raison qui lui donnait la force d'y croire et d'obtenir, peut-être, un avenir plus lumineux. La sonnerie du quatorzième étage retentit, le mate de peau se trouvait enfin où il devait être. Sa tête le lançais. Il n'allait pas tomber dans les pommes, si ? Non. Il était plus fort que ça.


S'extrayant de la cage métallique, il traîna légèrement sa jambe derrière lui. Elle boitait, comme la jambe de bois du célèbre John Silver sur son navire. Le seul avantage qu'il en retirait c'était qu'il pourrait utiliser cette expérience réelle pour ses scènes sur le tournage de the 100. Un sourire douloureux s'esquissa sur sa lèvre légèrement fendue. Puis enfin, il se pointa face à cette porte. Le bout du monde se trouvait face à lui. Plus qu'un pas et les dés en seront jetés. Fermant un instant les yeux, il prit le temps de respirer, son état pitoyable n'aidait en rien. Le bronzé secoua sa crinière brune de gauche à droite, allez. Tu peux le faire. Pour elle. Pour toi. Pour vous, en quelque sorte. Et il appuya sur cette sonnette comme on appuie sur l'accélérateur de son destin, en pensant potentiellement foncer dans un mur. L'Australien aurait pu toquer, mais cela aurait demandé trop de force. Déjà qu'il semble sur le point de s'écrouler au sol et que les points noirs dansants devant ses yeux sont de mauvaise augure. Il ne faudrait pas en rajouter. Néanmoins, c'est étrange mais c'est plus le mental qui l'a épuisé que les coups physiques. Enfin, l'Australienne entre dans son champ de vision, et le sourire sur ses lèvres illumine ce regard qu'il n'a pas eu depuis bien longtemps. Un regard emprunt de certitude. Le tambour de son coeur sonne et résonne une mélodie mélodieuse, tout devient plus clair, si limpide qu'il ignore comment il a pu douter ne serait-ce qu'une seconde. C'était une évidence. Eliza est le bon choix. La phrase de la jeune femme déclenche un léger rire chez l'acteur. Dédramatisant cette situation sûrement beaucoup trop dense au niveau émotionnel. Un petit air goguenard au visage, il l'examine de ses prunelles rieuses tout en se délogeant du chambranle de la porte contre lequel il s'était accoudé. " Je pensais que t'aimais le style bad boy. Me serai-je trompé ? " l'humour en toute circonstance, teinté d'un peu de séduction, du grand Bob. Oubliant toutes ses douleurs marquées à vif sur sa peau, l'acteur attire la blondinette dans ses bras pour la serrer contre lui, au plus près, ça fait beaucoup trop longtemps pour lui qu'il n'a pas pu la sentir ainsi. Profitant de ce rapprochement pour nicher son nez dans cette nuque au parfum enchanteur qui apaisait ses tourments. Respirant sa douceur crémeuse. Il en éprouvait un besoin presque viscéral. " Tu m'as manqué. " ce n'était pas juste ces dernières heures qu'il évoquait dans ces paroles, mais tous ces mois à s'éviter du mieux qu'ils le pouvaient. Quelle connerie. Quel temps perdu.


Néanmoins, les deux compatriotes ne pouvaient pas rester éternellement sur le pas de la porte de son frère, alors ils entrèrent tout deux dans le salon, s'installant sur un canapé qui dégagea une odeur de cuire lorsqu'il s'y assirent en un même mouvement. Bob soupira de lassitude en passant une main sur son visage marqué par la fatigue. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Comment lui dire ? Comment lui expliquer ? Pourrait-elle comprendre ? Ce n'est pas une situation aisée. Il fuya son regard un instant, comme s'il cherchait à éviter cette discussion pourtant incontournable. Sa gorge s'obstrua à nouveau, mais il devait le faire. Il devait en parler. Pour la toute première fois. L'Australien prit une profonde inspiration. Allez. " C'est Arryn... " sa voix trembla malgré ses efforts pour cacher toute l'angoisse qui l'étouffait en parlant de sa petite-amie. Puis l'acteur riva ses prunelles - dont la peur teintée d'inquiétude était bien mal dissimulée - " Elle n'est pas comme nous. Elle a des crises d'hystérie, de violence. C'est pas sa faute. Elle est sous traitement. Mais je crois qu'elle a arrêté de le prendre et ... elle est devenue ingérable. Elle fait des choses qui me font peur... pour elle. " c'était sûrement cette dernière phrase le pire de toute cette révélation. Même si l'Australien subissait, son souci pour la brune était nettement plus fort. Cette responsabilité qu'il disposait envers elle dépassait ses propres souffrances. " J'ai peur qu'elle fasse quelque chose de stupide... Et que ce soit ma faute. " Eliza ne devait rien y comprendre. L'acteur était peu clair, mais comment l'être dans un tel contexte ? Tout était si obscur, ne serait-ce que pour lui-même. Il renifla dans sa manche libre, s'essuyant quelques larmes traîtresses au passage. Sa compatriote lui proposa quelque chose de froid pour apaiser ses blessures, mais il secoua la tête négativement. " Non... je m'en fiche de ça. J'ai juste besoin de toi Eli. " et il riva son regard - si perdu, mais si sûr de lui - dans celui de cette Australienne qui l'aidait à avancer. L'acteur se redressa contre le dossier du sofa, sentant son dos craquer légèrement, de même que sa nuque tandis qu'il s'étira en passant une main libre derrière celle-ci. C'est à cet instant-là qu'il prit d'ailleurs conscience qu'elle caressait son autre main, ce contact doux le fit sourire et allégea son coeur. Avec Eliza, tout semblait si simple. De nouveau il riva ses iris dans ceux de sa compatriote, mais avec plus de sérénité cette fois-ci. Comme s'il prenait conscience de l'image qu'il renvoyait. Ce n'était pas juste. Une fois de plus, il soupira. " Je suis désolé de t'infliger tout ça. Je vais essayer de trouver une solution. " et il savait très bien laquelle, il lui fallait juste le courage nécessaire pour aller jusqu'au bout. " Je vais m'en charger. Et je pourrai être tout à toi. Si c'est ce que tu veux. Je comprendrais que constater que je sois un homme battu t'aie enlevé l'image du mec badass et sexy que tu pouvais avoir de moi. " même s'il flirtait avec l'humour, l'Australien était on ne peut plus sérieux. Cela se voyait dans son regard, autant que ce sourire séduisant qui se frayait sur ses lèvres. " Bon et sinon ? Quoi de neuf ? " il laissa un léger rire lui échapper, pour alléger toute cette discussion des plus sinistres. Lui aussi était capable de dédramatiser une situation et il comptait bien le prouver. A l'instar de son personnage Bellamy Blake dans la série the 100, Bob sait encaisser et faire preuve de force mentale. " Tu viens à mon mariage j'espère ? Je t'ai réservé la meilleure des places, au premier rang pour que tu loupes rien. "peut-être qu'il en faisait trop, mais il souhaitait vraiment aller de l'avant, et chasser la tristresse qu'il a pu infliger à la blondinette par son attitude précédente. Et en même temps lui prouver qu'il restait lui-même malgré toutes ces épreuves : un mec avec un minimum d'aplomb et prêt à la faire sourire en toute circonstance. Il allait ranger au placard la victime, agir en homme digne de ce nom et prendre sur lui. L'Australienne ne méritait pas moins. Et lui non plus d'ailleurs. Il était plus fort que ça.
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MessageSujet: Re: Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza] Ven 20 Juil - 15:42

Bob & Eliza

Rien n’aurait pu préparer Eliza à se retrouver face à un Bob dans un tel état. Et quand bien même elle y aurait été préparée, elle n’aurait su comment réagir. Elle ne savait même pas comment il avait fait pour finir ainsi, ne pouvant s’imaginer l’Australien se retrouver dans une bagarre. Depuis qu’elle le connaissait, elle n’avait jamais entendu dire de lui qu’il avait un esprit bagarreur, mais tout était possible, sur un coup de colère. Quoi qu’il en soit, ce spectacle lui faisait mal au cœur, et elle fit un vain essai d’humour, ne voulant pas s’appesantir sur l’état de Bob, même si elle voulait savoir ce qu’il avait. Un sourire se dessina sur ses lèvres, en entendant que sa tentative d’humour avait eu le mérite d’amuser son compatriote. Au point même de le pousser à continuer en ce sens. Se mordillant les lèvres, affichant un air faussement scandalisé de voir que : « Après toutes ces années, je pensais que tu me connaissais mieux que ça, quand même ! ». Sa fausse bouderie s’estompa bien vite, quand Bob l’attira à lui. Lâchant un soupir, la jeune femme noua ses bras autour de lui, profitant simplement d’une étreinte. Après des mois passés à garder ses distances avec lui, n’échanger avec lui que pour le boulot, Eliza avait juste besoin de le retrouver, sur un plan au moins amical, à défaut de parvenir à tout régler entre eux. Elle ne répondit rien, quand Bob souffla qu’elle lui avait manqué. Nul besoin de paroles là où ses gestes étaient on ne peut plus expressifs, ses bras se resserrant plus fortement autour de l’Australien. Si des fans de Bellarke pouvaient voir cette accolade, aucun doute qu’ils seraient fortement déçus que celle-ci n’ait pas eu lieu dans le cadre de la série, n’ayant clairement rien à envier avec toutes celles ayant déjà pu réunir Bellamy et Clarke. Les yeux de la blonde se fermèrent, tandis qu’elle profitait simplement de l’instant, même si elle savait qu’ils ne pouvaient rester ainsi éternellement. Il fallait qu’ils parlent, et jouer les glues sur le palier de son frère n’était pas l’idée du siècle. La blonde finie ainsi par entraîner son collègue à l’intérieur, dans l’espoir de le faire parler.

Son regard ne quitta pas un instant le visage de Bob, mémorisant involontairement les blessures parsemant celui-ci. Elle ne pipa mot, ne voulant le brusquer, préférant lui laisser le temps de parler, quand cela lui paraîtrait mieux. C’est Arryn. Les sourcils de l’actrice se haussèrent, sous la surprise et l’incompréhension. Elle se serait nettement plus attendue à ce que Bob évoque une rencontre qui avait mal tournée, que de le voir parler de sa petite-amie. La suite ne parvint pas à la rassurer, avec l’évocation d’un traitement que la brune ne prenait plus, et des crises de violences hystériques qu’elle ne parvenait plus à juguler. Les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent, quand elle prit doucement conscience de ce que cela voulait dire. Cheminement de pensées assez ardue à arpenter, dans une société où parler de violences domestiques n’est pas forcément habituel, et encore moins quand ce sont des hommes qui en sont victimes. La mâchoire de la blonde se resserra, avec l’aveu de l’Australien sur la peur éprouvée de voir Arryn se mettre en danger. Il avait non peur pour ce qu’elle pouvait bien lui faire, mais pour ce qu’elle pouvait se faire à elle-même. Complexe compassion que la blonde ne pouvait clairement ressentir pour la brune, en cet instant précis où elle commençait à voir sous les apparences angéliques qu’elle arborait, et qui l’avaient elle-même dupé. Une seule chose dominait l’esprit de la Taylor-Cotter, en ce moment-même : toute cette histoire aurait pu très mal tourner, et la vérité n’aurait pu éclater que trop tard. A la simple pensée que Bob aurait pu y passer, qu’ils auraient pu tous le perdre, qu’elle aurait pu le perdre, elle sentit des larmes monter à ses yeux, à l’instar de celles que son comparse essuyait tant bien que mal. Fugacement, elle se sentit un peu égoïste, d’imaginer sommairement la peine qui aurait été sienne, si la vie avait emprunté un chemin bien plus morbide. Elle ne devait pas être triste pour ce qui aurait pu se produire, mais plutôt pour ce que Bob avait dû endurer, depuis des jours (ou des semaines, voire des mois ou des années, elle n’en savait rien !). Un soupçon de culpabilité vint s’ajouter à tout cela, parce qu’elle n’avait rien vu, que nul n’avait rien vu, à sa connaissance, du moins. Mais tout se mélangeait dans son esprit, niveau émotions, elle ne parvenait pas réellement à n’en éprouver qu’une seule, sans doute avait-elle besoin de temps pour mettre un peu d’ordre dans cette avalanche de sensations, et juste de mieux réaliser tout ce que cela impliquait. Pour l’heure, elle ne pouvait faire qu’une chose : tenter de soigner les plaies, visibles et récentes, de l’Australien. Proposition qui fut néanmoins déclinée par celui-ci. Elle lui adressa un sourire, un peu sonné mais bien présent, quand il lui dit avoir simplement besoin d’elle. Un simple sourire qui visait à faire comprendre à Bob qu’il pourrait compter sur elle, qu’elle n’avait pas l’intention de le délaisser comme elle avait pu le faire ces derniers mois.

De sa main libre, elle prit la décision de faire disparaître les quelques larmes qu’elle avait laissé échapper, ces dernières minutes. Elle ne voulait pas que Bob se mette en tête des conneries, comme quoi elle pouvait avoir pitié de lui ou autre, pas alors qu’il venait de mettre sa fierté de côté, en un sens, pour lui dire ce qu’Arryn lui faisait endurer. Pas alors qu’il tentait de régler les choses, et d’alléger l’atmosphère, alourdie par ses confidences. Un léger sourire aux lèvres, elle leva les yeux au ciel, alors qu’il feignait de se demander si elle voudrait encore de lui, à présent. Pour toute réponse, elle serra la main capturée, dans la sienne, en un silencieux Bien entendu que je veux toujours de toi, triple crétin ! Elle laissa échapper un petit ricanement, alors qu’il évoqua son mariage. Poussant un soupir, la jeune femme se blottit contre lui, ne sachant pas vraiment si elle faisait ça pour le réconforter, ou pour se réconforter elle-même. Sans doute qu’elle estimait qu’ils en avaient juste besoin tous les deux. Se râclant la gorge, elle reprit la main du brun dans la sienne, entrelaçant leurs doigts, pour finalement se décider à parler. Sa voix était nettement moins assurée qu’elle ne le voudrait, mais on ne pouvait lui en vouloir, d’être sonnée, avec ce qu’elle avait entendu à l’instant : « Ne t’avises pas de m’inviter à ton mariage, si je ne suis pas au moins ta témoin ! », râla-t-elle prétendument, lui lançant un semblant de regard noir, la tête posée contre son torse. « Et tant qu’on y est : j’exige d’être la marraine de ton 1er marmot, d’ailleurs ! » Autant continuer dans la lancée du grand n’importe quoi, pour détendre l’atmosphère, n’est-ce pas ? Puis elle se mordilla la lèvre, comme si elle était en pleine réflexion, se reposant plus correctement (clairement afin de se servir plus décemment de Bob comme d'un oreiller) : « Est-ce que je pourrais inviter quelqu’un ? C’est encore en réflexion, mais il se pourrait que je vois quelqu’un. Il me faut juste déterminer s’il est judicieux ou pas de lui faire savoir qu’il est nettement plus badass et sexy qu’il ne semble le croire. » Un autre sourire vint ponctuer sa phrase. Elle plaisantait, certes, mais à moitié. Car si l’Australien paraissait s’imaginer qu’avoir admit être un homme battu pouvait avoir détruit l’image qu’elle avait de lui, Eliza n’en était pas si sûre. Ca n’était certes pas une image qu’elle aurait aimé le voir porter, mais il lui fallait bien admettre qu’avoir le courage d’en parler n’était pas donné à tout le monde. Peu importe qui étaient victimes de telles violences, par ailleurs. Il suffisait de voir les spots évoquant de telles situations, les statistiques étaient effrayantes. « Après, j’ai peur qu’il prenne la grosse tête, donc, je lui dirais peut-être pas. », conclu-t-elle, comme si c’était la meilleure solution au monde, tout en repliant ses jambes sur le canapé.

Elle poussa un nouveau soupir, en prenant conscience qu’elle ne pouvait poursuivre ce petit jeu plus longtemps. Oui, elle ne voulait pas s’appesantir des heures entières sur le calvaire que Bob avait enduré, mais au moins un élément méritait d’être éclairci, aux yeux de l’actrice. « Arryn est chez vous ? », avec une pointe d’angoisse dans la voix, n’osant imaginer ce qui se produirait, la prochaine fois que Bob et elle se croiseraient. Et à écouter Bob, il ne comptait pas l’abandonner, du moins, la laisser seule face à la maladie qui la rongeait. Malheureusement, Eliza n’eut rien le temps d’ajouter, du bruit se fit entendre, de la cuisine. Elle avait en effet choisi de préparer de quoi manger, vu l’heure, mais avait totalement oublié sa préparation, toujours sur le feu. Et ni l’eau, ni les pâtes qui s’y trouvent, ça n’aime être délaissé trop longtemps. Afin de contribuer à rendre cette entrevue moins incongrue, elle avait opté pour la facilité : des spaghettis. Même si elle aimait cuisiner, la simplicité était parfois plus efficace. Et Bob aurait encore de quoi la vanner, en disant que c’était trop cuit (même si là, pour le coup, ça serait on ne peut plus vrai !). « Et merde ! », grogna-t-elle, se levant rapidement pour se rendre vers la casserole, qui avait pris un sacré coup de chaud. Sans le vouloir, elle avait donc fait sa vraie blonde ! On va dire que c’était aussi bien parce qu’elle n’était pas chez elle (et peu habituée à la gazinière, datant du siècle dernier, de son frère !), que parce qu’elle avait eu du mal à atterrir, depuis sa visite chez Bob.

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Mon problème, c'est que tu es la solution. [Beliza]
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